LES DRAPEAUX ET FANIONS DE L'EMPIRE Le Sénat proclame le général BONAPARTE empereur des français le 28 floréal an 12 ( 18 mai 1804 ), et la réalisation d’un nouvel emblème national est confiée au Conseil d’Etat. Après que celui-ci ait proposé un lion au repos qui ne suscite aucune adhésion, Napoléon choisit l’aigle aux ailes déployées, insigne référencé de la Rome antique et apanage contemporain de quelques monarchies européennes. Outre sa représentation sur le sceau impérial, Napoléon décide que celui-ci sera désormais placé sur la cime des emblèmes de l’Empire, au dessous duquel flottera une étoffe aux trois couleurs, et devient l ‘élément constitutif essentiel du drapeau. C’est un fait sans précédent, puisque le flottant ne constitue plus qu’un attribut mineur. Les enseignes sont maintenant qualifiés d’aigles. Sous le 1er Empire, trois variantes sont remarquées : le modèle 1804, le type 1810-1811 qualifié d’allégé et la version 1815 – l’aigle 1804 était jugé trop lourd et au retour de Napoléon de son exil de l’île d’Elbe, la fabrication d’un nouvel emblème avait été rendue nécessaire par la quasi destruction des aigles par le gouvernement royal. Le drapeau d’infanterie modèle 1804, dit CHAILLOT Avec l’arrivée au trône impérial de Napoléon Bonaparte, les emblèmes vont se transformer et préfigurer notre actuel drapeau tricolore, maintien des traditions impériales avec celle des noms de victoires, celle du lien de l’honneur et de confiance, créés dans la remise du drapeau par le chef suprême à l’unité qui s’engage à le défendre. L’Empereur désireux d’associer étroitement la Nation à sa dynastie surmonte les drapeaux et étendards de l’aigle en bronze doré, symbole du régime, élément constitutif essentiel de l’emblème. Les drapeaux sont désormais baptisés aigles et remis solennellement à l’Ecole Militaire le 5 décembre 1804, et présentent désormais un dessin identique. Dimensions : Hauteur : 80 cm x Largeur 80 cm. Taffetas de soie d’une seule épaisseur avec inscriptions ornements peints en or sur enduit à l’huile. Au centre un losange blanc de 425 mm de côté, bordé à cheval d’une suite de feuilles de laurier doré, régulières, alternant avec des orins et se raccordant aux angles de chaque côté par un demi – fleuron. Les angles sont bleus et rouges en opposition. A l’avers sur le côté de la hampe, L’angle haut est bleu, celui du bas est rouge, sur le côté flottant, les tons sont inversés. Dans chaque angle se trouve le numéro du régiment cerclé par une couronne de lauriers ouverte et nouée par un ruban. Sur le losange sont disposées des légendes avec des lettres de 3cm de haut sur 2,5cm de large : A l’avers :L’EMPEREUR / DES FRANCAIS / AU 93° REGIMENT / D’INFANTERIE / DE LIGNE. Au revers : VALEUR / ET / DISCIPLINE / Numéro du BATAILLON. L’Empereur avait vu grand en accordant quatre aigles par régiment, dans la mesure ou cet emblème n’est plus un signe de rattachement ou d’alignement mais représente l’honneur du régiment et dont la perte est cruellement ressentie. Par le décret du 18 décembre 1808, l’Empereur décide qu’il ne doit y avoir qu’un drapeau par régiment confié à un porte – aigle officier là où se trouve le Colonel. Malgré tout il est prescrit que l’aigle des deux premiers bataillons soit maintenue. Les aigles des 3° et 4° bataillons du 93° de ligne sont retournées au Ministère de la Guerre fin 1809. Le 2° bataillon embarqué sur l’ACHILLE perd son aigle à TRAFALGAR. SOURCE : Pierre CHARRIE, Drapeaux et Etendards de la Révolution et de l’Empire. Editions COPERNIC, 1982, revue FIGURINES et TRADITION. LES PORTE – AIGLES Depuis le 5 décembre 1804, les aigles et drapeaux sont portés par un sous-officier, conformément à l’ancienne réglementation de 1791. Il est dit que pour récompenser les vieux braves, qui par manque total d’instruction et illettrés ne pouvaient accéder au corps des sous-officiers, l’Empereur crée pour eux la fonction de porte - aigle. Cette fonction ne se concrétisera qu’à partir de 1808 avec le création des 2° et 3° porte – aigle. Cette tradition du sous-officier ne va pas durer ; en effet, pour les gardes nationales le décret du 13 septembre 1805 précise que le drapeau sera confié à un officier. Avec la mise sur pied des légions de réserve, les porte – aigles ont le grade de capitaine. De 1791 à février 1808, la garde de l'Aigle est constituée d’un sergent porte – aigle encadré par deux caporaux fourriers. Derrière, sur deux rangs, six fourriers, l’ensemble de ces huit hommes provenant des compagnies de fusilliers. L’aigle se trouve à gauche de la 2° section du 4° peloton de chaque bataillon. Chaque compagnie forme un peloton et chaque demi – compagnie forme une section. Il y a en tout neuf compagnies. Les personnels employés à la garde de l’aigle portent toujours la baïonnette au bout du fusil. Rapport de BERTHIER du 13 juillet 1805 : “ L’aigle doit avoir une position un peu inclinée en arrière. Au salut, le drapeau ne s’incline en avant que de 45° environ… ”. Par le décret du 18 février 1808, l’Empereur ordonne que l’aigle unique de chaque régiment soit portée par un porte – aigle ayant le grade de sous-lieutenant ou de lieutenant comptant au moins 10 ans de service ou ayant participé aux quatre campagnes d’ULM, AUSTERLITZ, IENA, FRIEDLAND. Il est flanqué d’un 2° et d’un 3° porte – aigles ayant rang de sergent, portant quatre chevrons sur les deux bras et les épaulettes rouges des grenadiers. Ils sont choisis parmi les plus anciens et touchent la solde de sergent – major. Les porte – aigles sont nommés par l’Empereur sur proposition du Colonel. Le décret du 12 février 1812 confirme la réglementation générale, les coiffures des 2° et 3° porte – aigles devenant un casque à la minerve avec une crinière ou un cimier rouge ( cf. illustration dans l’historique ). LES FANIONS Le 20 octobre 1811, l’Empereur écrit “ … enfin, il faudrait déterminer un modèle de fanion de quatre couleurs différentes pour les quatre bataillons des régiments. Ces fanions ne seraient pas donnés par moi et l’on y attacherait aucune importance… ”. Ce projet prend forme par le décret du 25 décembre 1811 et complété par l’ordre du jour de février 1812. Dimensions : 80 cm, puis 100 cm au carré et sont constitués d’un cadis garni au pourtour d’un galon de laine de même couleur que le fond, sans cravate, ni franges et ornements. Hampe de bois noirci d’abord de 200 cm, puis de 300 cm surmontée par un fer de lance de 10 cm. Les couleurs pour l’Infanterie sont : 2° bataillon : blanc , 3° bataillon : rouge, 4° bataillon : bleu, 5° bataillon : vert, 6° bataillon : jaune. Ces fanions sont aux frais du colonel et confiés au sous-officier qui les porte. Il s’avère dans la pratique, qu’il ne sera nullement tenu compte de ces instructions, et en la matière le seul souci des chefs de corps sera de se singulariser. Quant aux fanions d ‘alignement instaurés en 1805, ils servaient uniquement aux manœuvres en étant embouchés sur le canon du fusil afin de distinguer au loin les compagnies, sans aucun modèle officiel.
Retour Mon panier: % article(s)Le 93ème Régiment d'Infanterie "Régiment d'Enghien" et "Régiment de Vendée" Sa devise : "A de tels hommes, rien d'impossible !" Napoléon le 1er juillet 1809
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